Posté le 16.03.2008 par yukiguni
Posté le 05.02.2008 par yukiguni
Les origines du haïku
Aux origines de la poésie japonaise, on trouve le waka (vers VIIIe siècle) composé de cinq vers de 5 et 7 syllabes. Mais par manque d'inspiration des poètes au fil des siècles, le XVe siècle voit l'apparition du renga qui permet aux poètes d'unir leurs idées en concoctant des poèmes de 100 versets, composés alternativement de 14 ou 17 syllabes. Cette forme est détournée un siècle plus tard en haïkaï, parodie du renga qui introduit humour et même vulagarité. Le premier verset du renga et du haïkaï se nomme le hokku, trois vers qui vont devenir une forme poétique à part entière : le haïku.
Comment faire un haïku
- composé de 17 syllabes réparties en 5/7/5, sur trois colonnes (trois lignes chez nous...) et ne comporte parfois que quelques mots = le but : véhiculer une émotion forte.
- le poème doit absolument comporter un kigo, mot qui fait référence à une saison (printemps, neige, hirondelles, bourgeon...)
- décrire un phénomène vécu sur le moment, une émotion ou une description faite sur le vif
Le haïku aujourd'hui
Ce poème a perduré dans le temps de manière impressionnante. Les adeptes occidentaux ont trouvé un grand plaisir à mettre en lignes leur inspiration et, chez les Japonais, le haïku fait toujours partie des paroles de sagesse et d'expression d'observation de la nature ou de soi, que certains journaux nippons publient régulièrement.
Cependant le nombre de syllabes n'est pas toujours scrupuleusement respecté et on peutvoir parfois une absence de kigo... Le rapport à la nature n'a plus rien à voir avec ce qu'il était il y a trois ou quatre siècles. Il n'est plus si évident maintenant de désigner une saison par un seul terme, hormis quelques récurrents qu'on se lasse vite d'utiliser !!!
Quelques haïku célèbrent
asagao ni
tsurube torarete
moraimizu
(Pris dans les volubilis, le seau du puits, je dois aller demander de l'eau aux voisins)
* La poétesse Kaga no Chiyo du milieu de l'ère Edo (1703-75)
yare utsuna
hae ga te wo suru
ashi wo suru
(N'écrasez pas les mouches. Ne vous demande-t-elle pas pardon en gesticulant des pattes avant et même des pattes arrière)
* Kobayashi Issa (1763-1827)
suzumenoko
sokonoke sokonoke
ouma ga tooru
(Poussez-vous les petits du moineu, le cheval passe, c'est dangereux)
* Même poète que le ha¨ku précédent.
¤sources :
Planète Japon n°4 p. 66 (mars-avril-mai 2006)
Kuwara Koji,
Parler japonais. Le Japon présenté en français & japonais, Paris, 2007
Posté le 05.02.2008 par yukiguni
La jeune et talentueuse Kokia de son vrai nom Akiko Yoshida est née le 22 juillet 1976 à Tôkyô. Durant son enfance,
KOKIA apprend à jouer du violon, et se met également à apprendre, de manière autodidacte, le piano.
Par la suite, KOKIA partira aux Etats-Unis dans une grande école de chant et de musique, et en reviendra avec une certaine maîtrise de la langue anglaise. De retour au Japon, KOKIA intégrera la "Toho Gakuen", l’une des plus célèbres écoles de musique du Japon. A la fin de sa formation, KOKIA ressortira diplômée de cet établissement. Son diplôme est une reconnaissance, elle est donc primée en "voix" dans la catégorie "opéra". Voilà qui nous explique une telle voix et surtout une telle puissance et réserve vocale que l'on peux constater, en plus des live ou cd, sur l'émission qui propose de tenir la note la plus longue, et elle gagne, cette vidéo est dispo un peu partout sur Internet sous le nom de "Long tone".
KOKIA sortira son premier single fin mai 1998 c’est "aishiteru kara". Cette année sera pour la jeune chanteuse une année décisive puisqu’elle sera remarquée par une grande pointure des musiques d’animations japonaises, j’ai nommé Yôko KANNO. En effet, c’est à la suite de son premier single que KOKIA se verra attribuer la chanson du générique de fin de l’anime BRAIN POWERD. L’ost 1 de brain powerd sort le 5/08/1998 et permet à KOKIA de lancer un autre single en novembre 1998, le titre est "tears in love".
Sort ensuite le 16 juillet l’année d’après son premier album "Song Bird" précédé du titre de lancement "Arigatô" qui reçoit un 3ème prix aux victoires de la musique à Hong-Kong, prix équivalent à ceux décernés au Japon. Bien qu’elle chante en japonais, son message de « remerciements » touche le cœur du public.
Cette chanson est même réinterprétée en cantonnais par le célèbre chanteur Sammy Cheng et occupe la première place dans les charts à Hong-Kong .. Kokia se fait alors connaître et son succès s’amplifie depuis ce jour.
Depuis, Kokia a participé à de nombreux projets, entre autres la participation à un album du groupe japonais "luna sea" et une publicité pour cosmétiques utilisant sa chanson "watashi wa utai kotori desu".
L’année 2001 est une année fondamentale pour Kokia puisqu’elle se met à la composition et produit ainsi 3 singles, "tomoni", "say hi !" et "tenshi". Cette même année Kokia dépasse les frontières de l’Asie avec un spot publicitaire qui utilise sa chanson "a gift" pour la nouvelle "subaru outback" (voiture de marque japonaise). Elle participe également à un concert de soutien de lutte contre la drogue à Hong-Kong, rassemblant 30.000 personnes. Sa cote de popularité augmente en Asie et touche aussi bien la Chine que Taiwan où elle joue dans un Count Down Live sponsorisé par MTV Asia devant 120.000 spectateurs ! Elle est à cette occasion la première artiste Japonaise à se produire devant le gouvernement officiel.
Suite à ce succès grandissant, Kokia sort un deuxième album en janvier 2002 "trip-trip" avec comme single de lancement "ningentte sonna mono e" La dernière chanson de trip trip «A gift » sera utilisée pour la campagne publicitaire en Europe de la marque automobile SUBARU.
KOKIA commence dès lors à s’intéresser au Vieux continent.
Sa voix chaude et profonde entre dans les foyers japonais avec la chanson « The Power of Smile » sortie le 24 Septembre 2003 en single sera utilisée dans une campagne publicitaire pour un shampoing, mais aussi grâce à « Kawaranaikoto ~since 1976~ », générique du feuilleton télévisé « Itoshiki Monoe (For Dear One) » diffusé sur la chaîne FUJI TV.
Puis KOKIA interprète la chanson du groupe EAGLES « Desperado », bande originale du film « Hôtel Venus » dans lequel participe Tsuyoshi Kusanagi (célèbre chanteur du groupe japonais SMAP). Elle apparaît aussi dans l’émission télévisée « Chonan kan » présentée par ce dernier.
KOKIA est choisie pour interpréter la chanson de soutien des athlètes japonais « Yume ga Chikara » (Le rêve est la force) pour les Jeux Olympiques d’été 2004. Elle compose et interprète cette chanson arrangée par Akira Senju qui devient bien plus qu’une chanson pop. Ce morceau a fait rêver beaucoup de Japonais, toutes générations confondues.
Vien ensuite « Time to say goodbye » réalisée en juillet 2005 et sert de générique de fin à l’émission télévisée « Kinyo entertainment ». La face B de ce single « Shiawase no Hanataba » est quant à elle utilisée dans une publicité de la campagne Red Feather Fund-Raising et devient rapidement une chanson familière sur les ondes radios comme à la télévision.
Puis KOKIA est sollicitée pour écrire et interpréter le générique de fin du manga « Giniro no kami no Agito». Le single bénéficie d’une sortie nationale lors du nouvel an. Le 1er février sort une compilation très attendue de ses meilleurs titres « Pearl ». ainsi que « Jewel », DVD de tous ses clips vidéos.
L’album « Pearl » sort aussi en France et en Espagne (précédant la sortie officielle japonaise) et KOKIA effectue à Paris son premier concert en solo. Ce concert reste à ce jour une grande réussite et la nouvelle de cet événement est même relatée par la presse écrite japonaise. Juste après son concert à Paris, KOKIA participe au MIDEM 2006 à Cannes où elle représente le Japon. Elle chante devant les acteurs internationaux de la scène musicale et rencontre un vif succès qui lui permet de bénéficier de nouvelles demandes de licence pour d’autres pays.
Puis en Mai 2006, rupture de contrat avec sa maison de disque Victor entertainment apparemment pour ce mettre sois même à son compte afin de pouvoir continuer a conquérir un nouveau public.
Un nouveau concert est prévu à Paris en 2007 cette fois sur la scène mythique du Bataclan, où KOKIA sera cette fois-ci accompagnée de ses musiciens.
Un autre point, la voix, Kokia possède une voix d'une intensité extrême lui permettant aussi bien de donner dans le lyrique, que le rock, le slow ou encore la pop. La maîtrise de sa voix est telle que dans tous les styles, Kokia excelle. Si je pouvais comparer, ce serait à la seiyuu Maaya Sakamoto, mais leur charme est différent. C'est pour cela que je dis "si je pouvais comparer", mais je peux tout de même affirmer que la voix de Kokia dépasse de loin celle de Maaya Sakamoto. Maaya Sakamoto possède une belle voix et se démarque par le style et l'orchestration. Donc comme vous pouvez le voir, il est difficile de comparer Kokia. Et c'est donc grâce à cette voix qu'elle a pu se faire remarquer. Kokia, est depuis, devenu une chanteuse reconnue en Asie, malgré la distance, elle réussit à se faire entendre en Europe dans la publicité pour la "subaru outback" diffusée en Europe. Je dois avouer que depuis que j’ai découvert Kokia, je suis tombé sur le charme et, par la même, j’ai découvert une des plus belles voix qui puisse exister. Je ne veux surtout pas paraître lourd et trop impregné de Kokia, mais cette jeune japonaise possède un talent inouï qui ne vous laissera pas indifférent. C’est donc avec passion que je vous convie à découvrir Kokia, l’une des meilleures chanteuses asiatiques.
¤ source : http://kokia-land.fr/site/index1.php?page=accueil
Pour l'écouter :
- Radio Nozomi
http://www.radio-nozomi.com/
- Dailymotion
- Youtube
Si vous avez aimé :- Concert "Best Of" le samedi 22 mars 2008 à La Mutualité (Paris)
- Kokia "VIP" le 23 mars 2008 au Café de la Danse (Paris)
- Kokia "Intime" au Botanique (Bruxelles)
Posté le 04.02.2008 par yukiguni
Je vais ici détailler brièvement les grandes fêtes du Japon. Je les détaillerai plus profondément à leur date respective.
HIVERS (21 déc. - 19 mars)
- Bônenkai: Dès le début du mois de décembre, les festivités de fin d'année commencent. Les Japonais se retrouvent en famille, entre amis et collègues pour se féliciter du travail accompli pendent l'année.
- Ômisoka : C'est le 31 décembre! les maisons sont décorées de branches ed pin et de bambou (kadomatsu) et les familles dégustent de longues pâtes symbolisant la longévité (toshikoshisoba). A minuit, les cloches des temples bouddhiques sonnent 108 coups correspondant aux 108 désirs terrestres (cf. les 108 spectres d'Hadès dans Saint Seiya !!!). Les rituels du nouvel an (ganjitsu ou (o)shôgatsu) sont alors accomplis avec ferveur. Les Japonais se rendent aux sanctuaires shintoïstes et temples bouddhiques où ils honorent les dieux (kami) et les esprits. Puis ils envoient leurs cartes de voeux (nengajô) et offrent des étrennes aux enfants (otoshidama). [Mais attention, il ne faut pas envoyez des vœux à une famille qui a perdu un proche au cours de l’année...]
- Saint-Valentin : Le 14 février, seules les filles offrent des chocolats aux garçons de leur entourage, et pas seulement l'élu de leur coeur. Les giri-choko, offerts par obligation, sont achetés, mais ceux offerts de bon coeur (honmei-choko) sont préparés à la main par les japonaises. Un mois plus tard, le 14 mars, on fête le White Day. Les garçons qui ont reçu des chocolats offrent, en acceptation de cette amitié ou de cet amour, un cadeau d'une valeur dix fois supérieure, aux jeunes filles en questions. C'est pourquoi certains japonais commencent à refuser les chocolats de la Saint-Valentin !!!
- Hina-Matsuri : Fête des Poupées, le 3 mars. Les parents célèbrent leurs filles en dressant des présentoirs où se trouvent des poupées représentant la cour impériale de Heian. Les jeunes filles, vêtues d'un kimono à manches longues, reçoivent des cadeaux.
- Setsubun : Avant le début du printemps, les Japonais ouvrent portes et fenêtres de leur maison. Ils lancent des haricots séchés à la volée, pour chasser mauvais sorts et démons.
PRINTEMPS (20 mars - 20 juin)
- Golden Week: Fin avril ou début mai, semaine durant laquelle les salariés japonais sont en vacances, plusieurs jours fériés s'enchaînant. Les aéroports et gares sont envahis et les hôtels des régions touristiques affichent complet, alors que Tokyo se libère...
- Hanami : Coutume marquant l'arrivée de la belle saison. Fin mars ou début avril, les bulletins météo annocent à la journée près les périodes de floraison, région par région. Des groupes d'amis pique-nique dans les parcs, sous les cerisiers en fleurs.
- Haru no Higan : A l'équinoxe de printemps, vers le 21 mars, les Japonais se recueillent sur les tombes familiales. Ils honorent aussi les âmes de leurs ancêtres durant la semaine de l'équinoxe d'automne (Aki no Higan), vers le 23 septembre.
- Kodomo no Hi : Fête des Enfants. Traditionnellement, le cinquième mois de l'année était considéré comme néfaste et le cinquième jour, défavorable. Le tango no sekku (jour des garçons) fut ainsi établi le 5 mai pour célébrer les jeunes garçons et leur souhaiter une croissance saine et une brillante carrière. Aujourd'hui, les enfants prennent un bain agrémenté de feuilles d'iris qui éloignent les démons.
ETE (21 juin - 21 sept.)
- Obon: Fête des morts, vers mi-juillet ou mi-août, selon les régions. Ce rites bouddhique célèbre le retour des esprits des ancêtres dans leur maison pour trois jours. Les maisons et les pierres tombales sont nettoyées et des danses sont organisées (bon-odori).
- Tanabata Matsuri : Fête des Etoiles, 7 juillet, dont l'origine est une vieille légende chinoise qui conte l'amourr de deux étoiles, la Tisserande et le Bouvier.
- Tsukimi : "Contemplation de la lune". Vers mi-septembre, les Japonais organisent des fêtes pour contempler la lune de mi-automne (chûshû no meigetsu).
AUTOMNE (22 sept. - 20 déec.)
- Shichigosan: Le 15 novembre, les familles accompagnent les garçons de 3 à 5 ans et les filles de 3 à 7 ans aux sanctuaires shintoïstes pour prier les dieux de leur accorder santé et sécurité.
Posté le 04.02.2008 par yukiguni
Pour mieux voir l'évolution du pays, j'ai comparé les chiffres de 1996 (entre parenthèses) à ceux d'aujourd'hui ainsi qu'une comparaison avec la France d'aujourd'hui (en gris).
Population : 127 463 611 hab. (125,1 millions en 1996) /
64 473 140 hab. en janv. 2008
Densité : 339 hab/km² (322 hab/km²) /
93, 59 hab/km²
Superficie : 377 835 km² (frontières définitive depuis 1945) /
675 417 km²
Hymne national : Kimi ga yo (Votre règne). Ce poème, adressé à l'empereur du Japon, est un waka, un ancien style poétique japonais de l'ère Heian. L'auteur en est inconnu.
Paroles du poème :君が代は (Kimi ga yo wa) Puisse votre règne
千代に (Chiyo ni), Durer mille ans,
八千代に (Yachiyo ni), Pour huit-mille générations,
細石の (Sazare ishi no) Jusqu'a ce que les pierres
巌となりて (Iwao to narite) Deviennent roches
苔の生すまで (Koke no musu made) Recouvertes de mousse.
Devise nationale : aucune
Monnaie : le yen (JPY), sen (1/100) et le rin (1/1000) mais ces subdivisions ne sont plus utilisées depuis 1954 ! Entre 2000 et 2007, l'euro a gagné plus de 30 % contre le yen...
En 2008, 1 EUR = 158,64650 JPY et 1 JPY = 0,00630 EUR.
-Le billet de 1 000 yens représente le médecin Noguchi Hideyo (1876-1928)
-Le billet de 5 000 yens représente l'écrivaine Ichiyo Higuchi (1872-1896)
-Le billet de 10 000 yens représente toujours Yukichi Fukuzawa (1835-1901)
Drapeau (cf. image de l'article) : Le drapeau national du Japon est connu sous le nom de Hinomaru (日章旗 ou 日の丸の旗, « disque solaire ») en japonais. À partir de la restauration Meiji, en 1868, ce drapeau est considéré comme le drapeau national du Japon, mais aucun document ne le déclare officiellement jusqu'au 13 août 1999, date d'une loi qui l’adopte officiellement comme drapeau national en même temps que le Kimi Ga Yo devient hymne national ; la loi lève à cette occasion une ambiguïté, car il pouvait jusque là être considéré comme drapeau national ou drapeau de l'Empereur.
Posté le 03.02.2008 par yukiguni
[SIZE=7]Les grandes périodes historiques (chronologie très simplifiée, détails dans les prochains articles)[/SIZE]
*Préhistoire (100 000 à 30 000 - 12 000 av.JC)
- période précéramique paléolithique
*Proto-histoire (XIIe av. JC - Ie ap. JC)
- période Jômon (10 000 av.JC) : les premiers villages sont créés. Les habitants du Japon vivent de pêche et de chasse. Ils fabriquent des poteries ornées de marques laissées sur la poterie fraîche par une corde (jômon).
- période Yayoi (300 av.JC/300 ap.JC) : Apparition de la culture du riz, introduite par la Corée.
- période Yamato
*Antiquité - Kodai (VIIIe - XIIe)
- époque Nara (710/794) : Heijô-Kyô (Nara) devient la capitale de l'empire. Le Ritsuryô (code inspiré par les lois chinoises) est renforcé, et le bouddhisme devient la religion nationale. La plus ancienne chronique du Japon, Kojiki, est écrite en 712 et le premier recueil de poésie, Manyôshû, vers 760. Le Shôsô-in, le plus ancien musée du monde, est fondé en 756.
- époque Heian (794/1185) : Heian-Kyô (Kyoto), nouvelle capitale. Sous la domination des Fujiyara (859-1159), le Japon connaît paix et développement culturel. De nombreux écrits voient le jour, comme le célèbre Dit du Genji (Genji monogatari) de Murasaki Shikibu. Les provinces et les monastères s'organisent pour défendre leurs terres. C'est la naissance de la classe militaire des samourais.
*Féodale - Chûsei (XIIe - XVIe)
- époque Kamakura (1185/1333) : Création du bakufu, gouvernement militaire dirigé par le shogun. Etabli à Kamakura, il détient le pouvoir, reléguant l'empereur à un rôle symbolique. En 1199, à la mort du shogun Minamoto, la famille Hôjô assure la régence et s'arroge le titre de sikken (régents héréditaires). En 1232, un nouveau code de lois, le Jôei Shikimoku, définit en 51 articles les devoirs des nobles, vassaux et paysans. En 1274 et 1281, deux attaques de la Chine mongole et de la Corée affaiblissent le pouvoir militaire.
- restauration de Kemmu
- époque Muromachi (1333/1582) : En 1333, l'empereur Go-Daigo, aidé d'Ashikaga Takauji, provoque un soulèvement contre le bafuku. Le pouvoir impérial est restauré à Yoshino. Mais en 1336, Takauji se retourne contre l'empereur et instaure son propre bafuku à Muromachi, quartier de Kyoto. Jusqu'à la mort du shogun en 1392, les deux pouvoirs se disputent les alliances de clans (c'est le nanbokucho). Les guerres civiles et les affrontements entre daimyô (seigneurs) ravagent le pays. En 1568, Oda Nobunaga prend le pouvoir. Le Japon connaît alors une période de paix relative.
- époque Azuchi-Momoyama ou ère des dictateurs (1582/1616) : A la mort de Nobunaga en 1582, Hideyoshi continue la réunification du pays par les armes, avant de lancer ses troupes en Chine et en Corée. Tout d'abord victorieux, les Japonais sont finalement repoussés. Hideyoshi meurt au combat. En 1600, Tokugawa Ieyasu lui succède. Il renforce le système de hiérarchie et fait construire son château à Edo, capitale du pays. Le fils d'Hideyoshi tente de rallier les mécontents, mais la révolte est écrasée en 1615. Ieyasu meurt l'année suivante et laisse la charge de shogun à son fils Hidetada.
*Moderne - Kinsei (XVIIe - XIXe)
- époque Edo (1616/1868) : Epoque marquée par la fermeture du pays aux étrangers. La religion chrétienne est bannie et les révoltes sont fortement réprimées. Cette période connaît un développement culturel important (création notamment du kabuki et de l'art pictural ukiyo-e). En 1853, le commodore américain Perry force l'isolement du Japon et accoste dans la baie d'Uraga. Le shogunat est contraint de signer des accords avec l'étranger. Une partie du pays se soulève et, en 1864, les partisans de l'empereur battent les troupes du bafuku. Le shogun démissionne, après quatre ans de guerre civile.
- contact avec l'Occident
*Contemporaine - Kindai / Gendai (XIXe - à nos jours)
- restauration Meiji (1868/1912) : C'est l'ère du "gouvernement éclairé", de la modernisation. Les samourais n'ont plus le droit de porter leurs armes, les paysans deviennent propriétaires. Le commerce s'ouvre, tandis que l'industrialisation connaît un essor sans précédent.
- époque Taishô
- époque Shôwa
- époque Heisei: Depuis 1989.
¤ photos : Nara
Posté le 03.02.2008 par yukiguni
Enchanté,
Un de mes grandes "passions", le Japon et ce qui l'entoure. Je me pencherai sur son histoire (étudiante en histoire oblige !), sa culture (de la musique au sport, en pasant par le cinéma, l'art etc), sa langue, le mode de vie de ses habitants et tant d'autres choses encore.
En ce qui concerne les mangas, que j'adore, je ne m'y attarderai pas trop. J'y ai consacré un autre blog que vous pouvez visiter. Il n'est pour le moment question que de saint Seiya (le reste est à venir !).
http://shakya44.skyrock.com/
Vous pouvez y laisser tous les commentaires que vous voudrez en me donnant vos avis, vos conseils... (mais pas de style SMS SVP, merci d'avance)
Annuaire de blogs :
http://www.blogzone.fr/gestion/in.php?url_id=9146